Le programme de Didier Le Bret pour les Français de l’étranger
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Didier Le Bret juge inacceptable les rumeurs sur son “parachutage” dans la 9ème circonscription
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Depuis Casablanca, Didier Le Bret (PS) lance l’offensive contre ses adversaires aux législatives françaises

Didier Le Bret, candidat du Parti socialiste à la 9ème circonscription des Français de l’étranger passe à l’offensive en chareant ses adversaires aux élections législatives.

Interview. 

 

On vous attaque sur votre statut matrimonial puisque vous êtes l’époux d’une personne connue. Avez-vous profitez d’un parachutage comme le clame certains de vos adversaires ?

Mazarine Pingeot je l’ai rencontré au hasard de la vie. Ça ne correspondait pas à un projet politique. C’est ma vie privée et je vis avec Mazarine pour qui mon engagement politique n’a pas été la nouvelle la plus agréable à entendre puisqu’au fond, c’est un milieu qu’elle a connu et dont elle a souffert. Elle a été au cœur de la machine et elle a vu les effets. Ce n’est pas un projet que j’ai décidé du jour au lendemain mais c’est un projet que j’ai muris pendant deux ans avant. Concernant le parachutage, je tiens à rappeler que j’ai accepté la demande des militants de la 9ème circonscription de me soumettre à une primaire que j’ai gagnée.

 

Vous parlez souvent de combat. Qu’en est-il du vôtre pour cette 9ème circonscription ?

C’est tout d’abord le combat d’avoir des députés à gauche qui pourront aider le président Emmanuel Macron à faire correctement son travail. S’il pense que la partie est gagnée après avoir eu un électeur sur trois, s’il pense qu’il suffit maintenant d’imposer une purge libérale avec un premier ministre de droite, un ministre de l’économie de droite et un ministre du budget de droite, je pense qu’il se trompe. Et je pense que très vite il va réaliser à quel point la France n’est pas prête non pas parce que les Français sont dans un obscurantisme moyenâgeux et qu’on n’aurait pas compris qu’il faut libérer et débloquer certains verrous, mais parce que notre société est fragile et il faut la faire avancer ensemble. Donc la gauche a une responsabilité majeure dans ces élections.

Je vis aussi cette campagne avec l’idée d’être un candidat non seulement d’opposition utile mais pour aider le président élu à pouvoir faire une politique équilibrée.

 

Vous parlez d’opposition mais en même temps d’aider le président. Clairement, quelle sera votre position si vous êtes élu ?

Moi, je reste au PS définitivement et je pense qu’on a besoin de verticalité ; les gens sont paumés et il faut qu’il sache qu’il y a une gauche et une droite. Ce n’est pas indifférent.

Si tout le monde se met au centre en se disant ‘on s’aime tous et on va tous s’embrasser sur la bouche pendant cinq ans en disant qu’on est formidable et qu’on est une équipe de dépanneurs et qu’on va faire de la France qui est pneu crevé, un pneu en parfaite état’, non ! Je n’y crois pas. Je pense que tout n’est pas égal, sur le fonctionnement du travail, sur l’impôt, sur le chômage, sur les finances publiques, etc.

J’ai regardé comme tout le monde et sur plusieurs sujets, on sent quand-même que c’est une droite classique qui s’est emparée du pouvoir.

Erwan Davoux, candidat LR vous a lourdement accusé sur le dossier des visas…

Je me suis battu entre 2002 et 2005 pour que les artistes africains qui n’avaient jamais mis un pied sur le continent européen notamment en France, puissent venir chez nous. On leur a dit donc qu’on va faire un contrat de confiance : on vous donne un visa de trois mois et quand vous revenez aux festivals, vous repassez par l’ambassade pour dire que vous êtes bien revenus et à ce moment vous aurez un visa d’un an, puis un visa de cinq ans et vous serez des citoyens libres. Au début, quand j’ai annoncé cette directive à nos consuls, ils n’étaient pas très contents.

Mais mon opposant des Républicains a dit que quand je serai élu, je livrerai un trafic de visas. Cela lui a valu un procès. Il a été convoqué par la justice il y a pas très longtemps. C’est tombé le jour de son mariage et je suis désolé, c’est le hasard de la justice. L’audience est aussi fixée.

 

Justement, que pensez-vous de cette campagne pour la 9e circonscription et de la relation avec les autres candidats ?

Je n’ai pas de relations avec eux. Y a que M’jid El Guerrab avec qui j’ai des relations particulières puisque c’est un ancien camarade au PS. De septembre 2016 à décembre 2016, il a mené une campagne pour avoir l’investiture du PS. Quand notre ami M’jid El Guerrab constatait que de grandes figures de la gauche française comme Marion Berthoud ont accepté de me soutenir, ils se sont dit : ‘on va la perdre cette primaire’. Donc qu’est-ce qu’il a fait ? Comme toujours, on quitte le navire.

M’jid s’est retiré deux semaines avant. Il a dû sentir que la mayonnaise ne prenait pas. Il a hurlé au scandale et il est parti à En marche. Aujourd’hui, il est confronté à un problème que je peux comprendre. C’est que pour la deuxième fois il vit les affres d’une investiture qui ne fonctionne pas.

 

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