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L’électorat français au Maroc, un enjeu des futures élections présidentielle et législative

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Le Maroc représente un tiers de la communauté française, inscrits sur les listes électorales, à l’échelle de la 9ème circonscription des Français de l’étranger, a indiqué, lundi soir à Rabat, M. Didier Le Bret, candidat du Parti socialiste (PS) aux élections législatives de Juin 2017.

« Sur toute la 9ème circonscription des Français de l’étranger, regroupant 16 pays, dont la Tunisie, l’Algérie, le Sénégal, le Burkina Faso et le Mali, le Maroc représente le tiers de la communauté des français », a-t-il souligné, dans une déclaration à la MAP, lors d’une réunion publique tenue avec l’ensemble des français installés dans la région de Rabat.

Le Royaume, est la « 3ème ambassade, en effectifs et en missions, la plus importante dans le monde » après Pékin et Washington et devant Berlin, Moscou, Londres, Rome et Bruxelles, a-t-il dit. « Cela prouve à quel point ce qui se passe au Maroc est important », a soulevé le diplomate français, rappelant que la France dispose au Maroc de 40 établissements scolaires, de 6 consulats généraux, de 12 instituts français, en plus de 30.000 enfants scolarisés et 60.000 personnes qui passent chaque année par le système français.

« Le Maroc est un pays non seulement important pour moi sur le plan affectif, puisqu’il constitue une partie de mes origines, mais aussi sur le plan politique et géopolitique », a-t-il confié, notant qu’il est « fascinant de voir comment ce pays arrive à cheminer et à tracer une route qui s’inscrit dans une trajectoire de grande stabilité et de réformes progressives de ses institutions, malgré le contexte géopolitique troublé », a-t-il poursuivi.

Par ailleurs, M. Le Bret a fait savoir que cette rencontre constitue une occasion pour lui de présenter son projet avec des propositions concrètes et une volonté d’être un candidat à l’écoute des préoccupations quotidiennes de ses compatriotes, de par son expérience de diplomate et d’ambassadeur, pour faire de ce mandat de député un enjeu de la politique étrangère, non seulement avec le voisinage, c’est-à-dire, le sud de la méditerranée et l’Afrique, mais également de « contribuer à ce que ces pays soient des pays pour lesquels on ait une vraie ambition de partenariat ».

S’agissant des attentes de la communauté française au Maroc, il a noté que les Français à l’étranger ont des préoccupations d’ordre quotidiennes, relatives à des questions liées à l’éducation, à la scolarité, à la couverture médicale, à la retraite, à la sécurité et aux entreprises, entre autres.

« Il existe cinq grandes thématiques qui constituent une source de préoccupations pour les Français établis hors de France, à savoir la question de l’éducation, celle de la francophonie (donner un second souffle à la francophonie, d’encourager la mobilité, l’idée d’un visa francophone et celle d’un Erasmus francophone), de la sécurité, de l’accès aux mêmes droits que ceux des français en France et la question de l’entreprise », a-t-il noté, faisant remarquer qu’au Maroc, pays où la France est le 1er investisseur étranger direct, il existe plus de 600 filiales d’entreprises qui emploient près de 100.000 personnes.

M. Le Bret a aussi indiqué que la communauté française attend de leur député qu’il soit « un vecteur de facilitation de la relation et le porte parole en France des opportunités qui existent au Maroc ».

De son côté, Olivier Deau, spécialiste en Sciences politiques, a relevé l’impératif de se mobiliser pour perpétuer ce qui a été construit par les français de l’étranger au sein des associations et avec les réformes successives mises en place par les représentants consulaires et les anciens députés, pour garantir une représentation à la fois proche et efficace, capable d’agir pour les Français de l’étranger, pour leur sécurité et pour porter des grands sujets, liés au système éducatif, à la sécurité sociale et à la retraite, auprès des instances nationales.

Il a également mis l’accent sur le rôle du député, qui consiste à contribuer au renforcement des liens entre les pays francophones, permettre à tous les pays d’accomplir un chemin vers la mobilité et faciliter les visas pour les personnes souhaitant étudier dans un pays ou un autre, ainsi que leur offrir la possibilité de faire des investissements et de créer des richesses.

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