INTERVIEW – Didier le Bret, candidat du Parti Socialiste aux élections législatives 2017, pour la 9e circonscription des Français de l’Etranger
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Les 4 et 18 juin, faites entendre votre voix !

Mes chers compatriotes,

Chères et chers Français de l’étranger,

Hier, les Français ont élu le plus jeune Président de l’histoire de France.

Je tiens à féliciter Emmanuel Macron qui a su diffuser tout au long de sa campagne un vent d’optimisme, d’audace et de renouveau. Nous aurions tort de ne pas le reconnaître et plus encore de ne pas nous en réjouir. Pour notre pays, pour son image dans le monde, et bien sûr, pour les Français eux-mêmes.

Mais hier, les Français ont surtout dit non. Non à la peur de l’autre, non à la recherche de bouc-émissaires, non à la falsification de la vérité, non à l’invective, non aux remèdes qui tuent plus sûrement qu’ils ne guérissent.

En s’abstenant ou en votant blanc, près d’un Français sur trois n’a pas choisi. Près d’un Français sur trois ne s’est pas senti représenté par les deux candidats parvenus au second tour. C’est un résultat sans précédent dans l’histoire républicaine de notre pays. Certaines régions de France ont accordé une quasi-majorité de leurs suffrages à l’extrême droite et au moins deux départements ont fait confiance à Marine Le Pen. C’est là aussi sans précédent.

Pour tenir compte du message que les Français viennent d’exprimer et ne pas se tromper sur le sens réel de ce scrutin, nous ne devrons ni condamner a priori ni renoncer à être vigilants. Bref, il nous faudra plus que jamais demeurer nous-mêmes : rester fidèles aux valeurs auxquelles nous croyons, de liberté, de progrès, de justice, de solidarité, d’émancipation, mais aussi penser le monde de demain et ne pas avoir peur d’innover en nous adaptant.

C’est sur cette ligne que je me présenterai à vous, les 4 et 18 juin prochains, pour l’élection de votre député.

Si vous m’accordez vos suffrages, je prends l’engagement de ne signer aucun chèque en blanc.

Je me battrai pour que le code du travail ne soit pas démembré par ordonnances. On peut toujours simplifier, accorder davantage de place au dialogue social au sein de l’entreprise, particulièrement dans les PME. Mais s’en remettre à la seule négociation lorsque les termes-mêmes du rapport de force sont inégaux ne constitue nullement un progrès.

Je me battrai pour que la fonction publique ne soit pas démantelée. Plus que jamais, nous avons besoin d’enseignants motivés et bien rémunérés, de personnels soignants qualifiés et en nombre, de forces de sécurité présentes sur tout le territoire, d’une armée professionnelle et réactive dans un monde incertain et imprévisible. Pour les Français de l’étranger, cela veut dire également : des services consulaires de proximité, une protection sociale au bénéfice des plus démunis d’entre nous, des moyens suffisants pour scolariser nos enfants, des forces capables de nous protéger.

Je me battrai aussi pour que, dans ses grandes orientations diplomatiques, la France refuse la politique du fait accompli, tienne les engagements qu’elle a librement consentis, et montre l’exemple, comme elle a su le faire lors de la COP 21. Je pense ici à deux axes stratégiques. Notre politique d’aide au développement, qui doit s’intensifier pour accompagner les pays les plus démunis, les plus fragiles, et ils sont nombreux dans notre circonscription. Mais je pense aussi à la situation désespérée du peuple palestinien. Ne rien dire, ne rien faire, ne pas sanctionner, revient en fait à condamner tout un peuple et à armer les conflits de demain. Je suis favorable à la reconnaissance bilatérale de l’Etat palestinien par la France, s’il n’est pas mis un terme à la politique de colonisation des territoires occupés.

Ces combats ont tous un dénominateur commun : ils visent à protéger les plus faibles, à ne pas laisser accroître de nouveau l’illusion que la liberté seule et sans entrave suffira à réduire les fractures, la souffrance, la violence. Cette violence qui s’exerce sur les plus démunis d’entre nous, individus ou peuples, a une origine : le libre exercice du droit du plus fort, dit autrement, la seule loi du marché dans le contexte d’une mondialisation insuffisamment régulée.

Mes chers compatriotes, les 4 et 18 juin, votez pour vos convictions !

Avec mes pensées les plus amicales,

Didier Le Bret

1 Commentaire

  1. Tallaa dit :

    Bonjour Didier
    Je te souhaite une bonne réussite.
    Setif te soutien

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