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Carnet de campagne – à votre rencontre en Algérie

Mes chers compatriotes,

Chers amis d’Algérie,

Comme après chacun de mes déplacements de campagne, je suis heureux de pouvoir partager avec vous quelques-unes des rencontres et des découvertes que j’y ai faites…Et en Algérie, il y en eut beaucoup. Oran, bien sûr, ville de naissance de ma mère, où je me rendais pour la première fois. Annaba, aussi, qui m’est désormais presque familière, tant je m’y sens bien et tant l’accueil, comme à Alger, aura été exceptionnel. Sans oublier, bien sûr, Sétif, Constantine, Béjaia, autant d’étapes d’un magnifique périple d’Est en Ouest, en compagnie de Fwad Hasnaoui, conseiller consulaire pour Alger, et tout à la fois mon Président de comité de soutien pour l’Algérie, mon éclaireur et plus que tout mon ami !

Avant d’en aborder les temps forts, je saisis l’occasion de remercier toutes celles et ceux qui m’ont ouvert les portes de ce merveilleux pays qu’est l’Algérie et qui m’ont fait partager leurs passions, leurs réseaux, mieux encore, qui m’ont fait le cadeau de leur amitié et de leur confiance.

Avec une mention spéciale pour Sofiane Khelifa, Président de l’ADFE-Français du Monde d’Annaba, Foued Gried, secrétaire de la section PS d’Annaba, Zobeida Mecheri, conseiller consulaire à Annaba, Robert Doisy, également conseiller consulaire à Oran, sans oublier bien sûr Hélène Conway-Mouret, sénatrice des Français de l’étranger et native d’Annaba.

De passionnantes rencontres à Annaba

Pour ma deuxième visite, en compagnie d’Hélène Conway-Mouret, l’accueil qui nous a été réservé a dépassé nos attentes ! Notre première matinée a été consacrée au CHU d’Annaba, un des tout premiers en Algérie, qui, avec ses 1000 lits, ses 52 services et ses 7000 salariés est également un des principaux employeurs de la région. Nous avons été reçus par son directeur général, ancien Maire de la ville, le Dr Nabil Bensaid, avec qui nous avons fait un large tour d’horizon des coopérations en cours avec la France, principalement en matière de formation (plus de 400 Algériens y suivent un cursus ou une spécialité). J’ai pris l’engagement de transmettre à Martin Hirsch, président directeur général de l’APHP, une demande de coopération avec le CHU d’Annaba, sous la forme d’un projet de convention qui prévoit entre autres des formations en matière de transplantation rénale, de gouvernance hospitalière et de vigilance sanitaire.

Durant la soirée de gala organisée par l’ADFE-Français du Monde, avec Hélène Conway, nous avons pu dialoguer avec une assistance nombreuse et bienveillante, où tous les sujets ont été abordés sans tabou, notamment la question lancinante du transfert de devises en France, l’ouverture de comptes français, mais aussi les questions éducatives ou d’Etat civil. Et puis, comme il se doit en pareilles circonstances, on a aussi beaucoup ri et beaucoup dansé ! Un très grand merci à notre ami Sofiane Khelifa, merveilleux organisateur de la soirée…

Constantine et Sétif !

Pour moi, comme pour tous ceux qui découvrent Constantine, ce fut un éblouissement ! La ville, bien sûr, qui grouille de monde, avec son marché, ses montagnes de fraises succulentes, ses petites rues tortueuses, mais aussi le poids de l’histoire, partout, qui vous rappelle l’importance de celle qui fut jadis Cirta, l’une des cités antiques les plus importantes et durant trois siècles la capitale de la Numidie…Je reviendrai à Constantine pour prendre le temps de mieux découvrir les fabuleuses gorges du Rhummel et ses ponts suspendus. Merci aux Constantinois pour leur accueil chaleureux autour d’un déjeuner.
A Sétif aussi, nous avons été particulièrement bien accueillis. La rencontre fut plus que productive, puisque nous y avons pris trois décisions : reconstituer une section dynamique de l’ADFE/FDM (la future équipe dirigeante est en cours de désignation) ; créer une école/centre culturel autour de Mme Chenafa avec le soutien du programme FLAM ; mobiliser les réseaux d’enseignants retraités pour consolider l’apprentissage du français et dynamiser la représentation et l’activité associative de la communauté française de Sétif avec le concours de Madame Tallaa dont l’énergie, les idées innovantes et la volonté de faire avancer les choses nous ont époustouflé.

La francophonie au coeur 

J’avoue mon émerveillement d’avoir découvert chemin faisant (et quel chemin !) l’origine du mot bougie, qui nous vient de Béjaia, grand centre de production de la cire tant utilisée jusqu’à l’avènement dans nos foyers de l’électricité. Et c’est logiquement que le lieu de notre rencontre a été l’espace culturel francophone associatif « les lumières de Bougie », où après avoir partagé le pain et le sel, bu le L’ben, nous avons débattu deux bonnes heures des perspectives de développement de cette belle initiative privée. Je me suis engagé, une fois élu, à continuer de les soutenir, pour que les enfants puissent toujours lire des livres en français, et que les plus grands puissent continuer de bénéficier de cours et des formations diplômantes.

Permettons à nos entrepreneurs de réussir dans le monde

Comme au Maroc ou au Sénégal, j’ai rencontré les représentants des syndicats d’enseignants, ainsi que des responsables d’écoles où le programme français est enseigné par dérogation. Ici, comme ailleurs, j’ai pu mesurer la force des attentes dans le partenariat éducatif avec notre pays. Notre politique de coopération devra faire preuve de constance dans les moyens qui lui seront alloués.
Ma rencontre avec la Chambre de Commerce et d’Industrie Algéro-Française a également constitué un temps fort de notre étape algérienne. J’ai perçu à travers les témoignages de mes compatriotes combien les perspectives du marché algérien étaient réelles. L’arbre chinois, si souvent évoqué, ne doit pas cacher la forêt française ! Hors hydrocarbures, nous restons bien le premier investisseur en Algérie, et les développements dans le secteur de l’automobile, de l’environnement, du transport maritime ou de l’hôtellerie, sont encourageants. Pour les PME présentes, il s’agit de poursuivre les efforts déjà entrepris de part et d’autre pour accélérer les délais de paiement, de dédouanement, mais aussi les transferts de recette, sans oublier, la formation professionnelle, indispensable pour recruter les bons profils, qui, dans certains secteurs font défaut.
Enfin, à Alger toujours, notre réunion publique a été un grand succès en terme de participation, l’une des plus importantes jusque-là dans ma campagne.

 

 

Oran, l’ultime étape

Ultime boucle de ce long et magnifique déplacement algérien, l’étape oranaise a été singulière en tout point. D’abord, bien sûr, par la chaleur de l’accueil qui nous a été réservé par les sympathisants, venus nombreux, mais aussi grâce à l’enthousiasme et à la culture encyclopédique de notre hôte, Guy Bonifacio, personnalité attachante et attachée à Oran, qu’il connaît jusque dans ses ultimes recoins ! Nous n’avons pas retrouvé la maison de ma mère, proche du port, mais notre virée nocturne en scooter m’a permis en moins d’une heure de parcourir tous les sites dont ma mère et ma grand-mère m’avaient parlé avec tendresse et nostalgie : le quartier juif, la grande synagogue, les fortifications espagnoles, le vieux quartier de Sidi El Houari (ah ! les poissons cuisinés au restaurant «Le Corsaire »)…

Un grand merci pour votre accueil, à très bientôt

Voyage de campagne, voyage de mémoire, voyage de découvertes, de rencontres et d’éblouissements, merci à vous toutes et tous, mes chers amis et amies d’Oran, d’Alger, de Béjaia, de Sétif, de Constantine et d’Annaba !

A très bientôt,

Didier Le Bret

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