Note de lecture – Le regard d’un diplomate
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Carnet de campagne – à votre rencontre au Maroc
5 avril 2017

Carnet de campagne – à votre rencontre au Sénégal

Mes chers compatriotes,

Chers amis du Sénégal,

Ce carnet  de  campagne, je  vous le dédie, en  remerciement  de  votre  accueil, de votre  hospitalité, de votre  confiance, de votre  engagement. Avec  une  pensée particulière pour mon  “accompagnateur”, le Dr Hassan Bahsoun, également Président  de  mon comité  de  soutien  au Sénégal,  qui a été  pour  moi  tout au long  de notre parcours à la fois un guide, un introducteur et un conseiller avisé !

Une mention spéciale également pour Sandrine et Danielle, qui se reconnaîtront !

Dakar, tout  d’abord

Rencontre avec les étudiants et les personnels de lInstitut Supérieur de Management

Ma rencontre avec  les étudiants de l’ISM aura été l’un des temps forts de mon programme. Une douzaine d’années plus tôt, comme responsable du service de coopération de l’Ambassade de France, j’avais déjà été invité à faire une conférence. Que  de  changements  en  une  décennie  !  A commencer  par  les  lieux,  le  quartier  du “point  E”,  qui  est  désormais  le  cœur  battant  (aucune   connotation  politique)  de  la jeunesse étudiante dakaroise. L’ISM est partout et les annexes du bâtiment historique se sont  multipliées  comme  des petits  pains  ! Après  une  heure  de  présentation,  nous sommes passés  aux  choses  sérieuses : questions/réponses. Sans  tabou,   nous avons  abordé   les   sujets   les   plus   variés   : les   élections  en   France,    les changements  intervenus  au  Sénégal au  cours  de  la décennie écoulée, l’avenir des  jeunes,   mais   aussi  le   poids  des  entreprises   françaises   dans  la   vie économique du  pays, les relations bilatérales, l’avenir  du  franc  CFA, la francophonie en Afrique…

Un très grand  merci  pour son accueil à Samuel Faye,  directeur de l’Institut politique de l’ISM !

Encourageons l’entreprenariat innovant au Sénégal

Une  autre  rencontre  marquante  :  Karim Sy, fondateur-directeur de “Jokkolabs” et citoyen du monde (Sénégalais d’origine malienne  et  libanaise,  il  a  vécu  au Canada et étudié en France !).

Avec  “Jokkolabs”, Karim a fait la démonstration   que   le   Sénégal  avait pris la  mesure du  potentiel de  la nouvelle économie liée  à la révolution du numérique. Plus qu’un simple incubateur,   “Jokkolabs”   est   aussi   une façon inédite de mettre en réseau des jeunes entrepreneurs et de les accompagner dans leur développement. Aujourd’hui, Karim regarde hors des frontières  du  Sénégal,  il  noue  des contacts au Maghreb, et particulièrement au Maroc. L’économie numérique ne connait pas de frontières…et “Jokkolabs”  a fait le  pari d’être un catalyseur pour l’entrepreneuriat et l’innovation.

Favorisons les projetécologiques dans le pays

Economie du numérique, économie verte, ma rencontre avec Macoumba Diagne, responsable    du   projet    “Recuplast”   a également  été   passionnante.  En  moins de 10 ans, au départ avec  une dizaine de femmes  regroupées  en  GIE, Macoumba a progressivement transformé une microentreprise   sociale   en    un véritable   projet   industriel.   Recyclage des bouteilles  en  plastique  (et  le Sénégal n’en  manque pas !), ouverture de   points  verts,  fabrication   de poubelles  à   partir  des  déchets recyclés, exportation à l’étranger du granulat,   la  dynamique  est  lancée  et rien   ne   semble  pouvoir  l’arrêter. La gestion   des  déchets   est   un  casse-tête pour   toutes   les   mégalopoles. Dakar  ne fait pas exception et pourrait  bientôt transformer  un  cauchemar  urbain   en une   fantastique  opportunité : installer 250  points  de  collecte  d’une  capacité  de 3000 tonnes de déchets plastiques, qui pourrait générer des revenus pour 1800 collecteurs !

Thiès, deuxième étape de notre parcours

Ely Sassi, consul honoraire

Avant de rencontrer nos compatriotes, j’ai  tenu  à  faire  une  halte  chez notre consul honoraire, Ely Sassi. J’ai été frappé  par le  dénuement des moyens dont   il  dispose  pour  remplir  sa mission. Et  la  seule  bonne  volonté parfois  ne  suffit  plus.  Pourtant  cette mission est essentielle : elle permet à nos compatriotes  les  plus  éloignés  de  Dakar de pouvoir malgré tout rester en contact avec  notre administration pour  traiter toutes  les  questions  d’Etat  civil  (En  ce sens, il  faudra  simplifier  la  procédure de   présentation   du  certificat   de   vie, c’est  une  démarche  très  prenante  pour tous les Français retraités).

Échange citoyen dans la ville

Avec  plusieurs de nos compatriotes, nous avons ensuite passé un bon moment   au    restaurant    Pamanda   : récits  de   vies  passionnantes  de Français de Thiès avec Jean-Paul, Claude,  Yasmine… La veille, j’avais rencontré à Dakar nos représentants   PS   à   Thiès,   Viviane   et Jean-Paul  Héreau. Sur tout  le  Sénégal, notre parti est désormais en ordre de marche pour faire une  belle  campagne tant  pour  les  présidentielles  que  pour les législatives !

Retrouvailles avec Saint-Louis

Des rencontres marquantes et enrichissantes

Les deux  jours passés dans dans cette ville  chargée d’histoire ont  été passionnants. J’y ai retrouvé beaucoup d’amis, Murielle Bancal, notre consul honoraire  et  son mari,  Jean-Jacques  Bancal, et  d’autres  grandes  figures  de  la vie   saint-louisienne,  comme  Christian  Valantin,   arrière  petit-fils  du  maire   de Saint-Louis,  Barthélémy  Durand  Valantin,  qui  fut le  premier  député du  Sénégal de l’assemblée constituante en 1848  !

La  restauration  du  patrimoine  continue  de  mobiliser  nombre  de  nos compatriotes  :  le  programme  financé  par  l’AFD nous a  été   présenté  dans le détail  par Suzanne Hirsch, passionnée d’histoire et d’architecture. Le  partenariat qui lie Saint-Louis et Lille nous a également été décrit par Nicolas Dupuis. Une maison témoin, qui abrite les principaux services impliqués dans ce partenariat, illustre la démarche de cette coopération décentralisée ancienne.

Je n’oublie pas non plus la petite  école française Saint-Exupéry de Saint-Louis, au bord   du  fleuve.  L’équipe,   avec  à  sa  tête   Jean-Michel  Schmit,  est particulièrement   dynamique  et  elle   a  de   nombreux   projets   pour  entamer  le “virage numérique”.

Enfin, avec  Hassan Bahsoun, nous avons également  pris le  temps de flâner  dans les rues de Saint-Louis, poussant ça et là des portes cochères ouvrant sur de magnifiques p a t i o s . Rencontres    également   au    fil    de    l’eau     avec   nos   compatriotes restaurateurs, ce  qui nous a permis  après  une  réunion  publique de  terminer  en apothéose au restaurant “la Kora” tenu  par Peggy, une  Française.

Le  hasard  faisant  bien  les  choses, comme  l’hôtel  de  la  Résidence  était  pleine  (c’est une  des bonnes nouvelles,  l’hôtellerie  à  Saint-Louis  repart…),  nous avons séjourné dans une maison d’hôte, dont le propriétaire n’est autre qu’un député français (de gauche),  anciennement consul général à Saint-Louis.

Saly, ville nouvelle

Une commune qui a un bel avenir

J’aurais aimé  vous parler aussi de  bien  d’autres moments forts, comme la visite de  la  “maison  rose”  de  Mona  Chasserio,  maison  ouverte  aux  femmes  et  aux enfants  victimes  de  violences, ou   encore  celle du  centre  cardio-pédiatrique Cuomo, au  CHU de  Fann,  première  en  Afrique,  qui  grâce  aux  chirurgiens  des équipes du  Professeur Alain  Deloche, pratiquent  désormais  avec leurs homologues sénégalais des opérations à cœur ouvert  d’enfants malades.

Vous  l’aurez   compris,   cette  semaine  au   Sénégal  a   été    intense,  forte. Non seulement parce que j’ai eu le plaisir d’y retrouver de nombreux amis,d’y découvrir de nouveaux   talents,  de  partager   et  d’échanger   avec   tous  nos  compatriotes,  venus nombreux  à  notre  rencontre,  mais  aussi  parce  que j’ai  pu  constater  le  chemin parcouru  en  moins de  dix ans : de nouvelles infrastructures routières, une corniche aménagée, la  relance  de  l’agriculture  dans la  vallée  du fleuve,  une  jeunesse  de  plus en  plus  éduquée  et  qui  se projette  au-delà  des frontières  du  Sénégal. La  France accompagne ces changements,  c’est  tout  à notre  honneur,  et  comme  député,  si vous m’accordez votre confiance, j’aurais également à cœur d’apporter  ma pierre  à ce  bel édifice.

Amicalement,

Didier Le Bret

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