Déplacement au Burkina Faso
20 avril 2017
Carnet de campagne – à votre rencontre en Côte d’Ivoire
26 avril 2017

Et maintenant ?

Mes chers compatriotes,

Au terme d’une étrange campagne, baignée d’incertitude, où les affaires et les sondages ont éclipsé le débat sur l’avenir que nous souhaitons pour notre pays, les Français ont tranché.

Nous avons tous retenu notre souffle jusqu’au dernier jour. Je suis triste et déçu de voir que les messages défendus par Benoît Hamon n’aient pas davantage été entendus. Je pense notamment à l’indispensable transition écologique, au renforcement des solidarités, ou encore, à la rénovation d’une démocratie plus citoyenne.

Mais j’avoue aussi mon immense soulagement à ne pas avoir à choisir dans deux semaines entre l’extrême droite de Marine Le Pen et la droite dure et décomplexée de François Fillon. Les Français n’ont pas souhaité le scénario du pire.

De ce premier tour, je retire trois enseignements.

D’abord, le taux de participation, bien plus élevé que prévu. Les Français ont ainsi clairement montré qu’ils n’entendaient pas se laisser dicter leur choix.  C’est une bonne nouvelle pour la démocratie française.

En excluant du second tour les deux grands partis qui ont structuré la vie politique depuis près d’un demi-siècle dans notre pays, les Français ont voté pour le renouvellement, la proximité, l’engagement citoyen, et ils ont dit non au grand écart croissant entre vertu publique et morale privée.

Enfin, en donnant une claire préférence à un candidat qui a fait du renouvellement de la classe politique et de son rajeunissement l’un de ses thèmes majeurs de campagne, les Français envoient un message d’optimisme : notre pays peut se réinventer et faire le pari de l’audace.

Dans deux semaines, nous aurons donc à départager Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Pour ma part, j’appelle d’emblée et sans hésitation à voter pour Emmanuel Macron.

Face au Front national, il ne peut y avoir d’hésitations. L’enseigne, les slogans, la façade, ont pu évoluer sous l’influence tactique de Marine Le Pen. Le fond reste le même. Il continue de tourner le dos à tout ce en quoi nous croyons, à tout ce pourquoi nous nous sommes battus : l’égale dignité des hommes, l’émancipation de l’humanité de toutes les formes d’asservissement et de discrimination, le progrès social. Une victoire de Marine Le Pen précipiterait notre pays dans l’inconnu. Etre patriote en 2017, c’est d’abord et avant tout poursuivre la construction de l’Europe et refuser le retour aux nationalismes et à la guerre.

En dépit de certains désaccords, je considère que le chemin proposé par Emmanuel Macron à notre pays n’est en rien incompatible avec nos valeurs et notre vision de l’homme et de la société. Nous devrons toutefois demeurer vigilants et peser ainsi sur les choix qui pourront être faits.

Les Français qui vivent à l’étranger sont par nature ouverts au monde, en connaissent la richesse et savent en saisir les opportunités. Ils en mesurent aussi la fragilité, et pour cette raison, ils sont sensibles à son devenir et à l’héritage que nous laisserons à nos enfants. Ils sont conscients que la solution à la crise économique, sociale et morale que nous traversons passe par un changement de nos manières de produire, de consommer, de répartir les richesses.

Dans notre circonscription, vous avez exprimé avec force votre attachement aux valeurs de solidarité, d’interdépendance, de coopération, qui sont celles de la gauche, et qui seules peuvent humaniser la mondialisation, en la régulant, en lui posant un cadre, et parfois aussi, des limites. Ce message a été porté par une grande partie de notre jeunesse. Nous devons l’entendre.

Mes chers compatriotes, c’est bien cette vision humaniste que je défendrai pour vous, à vos côtés, si vous me faites confiance pour être votre représentant à l’Assemblée Nationale.

 

Avant cela, rendons-nous nombreux aux urnes le 7 mai prochain !

 

Amicalement,

Didier Le Bret

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *